Des terroristes (car c’est bien le mot) ont détruit cette nuit les locaux de Charlie Hebdo. L’hebdomadaire satirico-anarchiste s’apprêtait à publier un numéro qui ironisait sur les Islamistes triomphants du « Printemps arabe » et notamment sur les Libyens qui ont déjà annoncé que la charia serait la base du nouveau droit dans leur pays. A cette occasion, Charlie Hebdo s’était rebaptisé en… « Charia Hebdo ».
Il y a quelques jours, tout le monde avait condamné des fondamentalistes catholiques qui manifestaient pour faire interdire une pièce de théâtre, à leurs yeux, blasphématoire. On veut espérer que les extrémistes islamistes qui jettent des cocktails Molotov contre un hebdomadaire satirique seront condamnés par le Tout Paris bien-pensant avec la même énergie que des extrémistes catholiques qui se contentaient de perturber une représentation théâtrale.
Nous avions alors rappelé, ici même, « l’affaire des caricatures de Mahomet », quand le même Charlie Hebdo avait été poursuivi en justice par la Grande Mosquée de Paris et l’Union des Organisations Islamiques de France pour avoir publié quelques dessins danois représentant, sous un jour peu flatteur, le Prophète. Charlie Hebdo avait été heureusement relaxé mais ce procès avait démontré que si on pouvait, en France, ironiser sur le Dieu des Chrétiens, le Christ, l’Eglise, le pape, les évêques, les curés et les bonnes sœurs, au nom de la liberté d’expression, il n’en était pas de même dès qu’il s’agissait d’Allah, de son Prophète, de ses imams, de ses mollahs et de ses mosquées.
Sans doute déçus par la justice des mécréants, les Islamistes balancent maintenant des engins incendiaires.
Ce qui est étonnant dans cette affaire, ce n’est pas que les Islamistes en viennent à la violence, c’est l’attitude de la police. La sortie de ce numéro de Charlie-Hebdo avait été annoncée partout, sur toutes les radios et toutes les télévisions qui avaient même montré la couverture du numéro. N’importe qui pouvait donc penser que des fanatiques d’Allah allaient faire quelque chose contre le journal.
On ne peut pas reprocher à Claude Guéant d’avoir fait disparaitre les policiers de notre paysage quotidien. On voit des « flics » partout, faire le pied de grue devant des bâtiments qui n’apparaissent pas comme des objectifs prioritaires pour les terroristes. Comment, lui qui a envoyé 12.000 hommes à Cannes pour protéger le G20, n’a-t-il pas eu l’idée de mettre deux hommes en faction devant les bureaux de Charlie-Hebdo ? Cela relève de la faute professionnelle grave.
Mais que fait la police ?

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