Hier soir, au cours de l’émission de Laurent Ruquier, « On n’est pas couché », Ivan Levaï présentait son dernier livre dans lequel il défend avec l’énergie du désespoir DSK. Dupont-Aignan a eu parfaitement raison de lui dire qu’on en « avait marre » de cette histoire.
Cela dit, il y avait quelque chose de pathétique à voir cette ancienne star de l’audiovisuel, ancien mari d’Anne Sinclair, se faire l’avocat de celui qui lui a pris sa femme, avec pour seul argument le fait que, connaissant Anne Sinclair, il sait que puisqu’elle est restée avec DSK, le dit DSK ne peut pas être un violeur.
Levaï n’a, bien sûr, convaincu personne et tout le monde a été d’accord pour conclure qu’en tentant de faire ainsi un petit succès de librairie, Levaï a surtout écrit une belle déclaration d’amour à son ancienne épouse.
Mais ce qui a été le plus étonnant dans cette prestation très parisienne –« mon cher Laurent », « mon cher Ivan »- fut l’étalage de l’inculture politique de Levaï et de tous les journalistes plus ou moins politiques présents sur le plateau.
Evoquant l’affaire des Ballets roses, Levaï nous a affirmé que Le Troquer, « héros » de cette lamentable affaire de pédophilie, était « vice-président » de l’Assemblée nationale et qu’il avait eu son heure de gloire en août 44 quand, précédant de Gaulle qui descendait les Champs Elysées, « il écartait de ses deux mains la foule ». On a soudain regretté l’absence d’Eric Zemmour.
D’une part, Le Troquer n’était pas « vice-président » mais « président » de l’Assemblée de 1954 à 1958. D’autre part, ce n’est pas lui qu’on voit sur toutes les images « écarter des deux mains » la foule devant le Général pendant cette fameuse descente des Champs Elysées. Le Troquer était manchot. C’est Georges Bidault, président du Conseil national de la Résistance, qui avance devant de Gaulle. On le reconnait parfaitement. Le Troquer est loin derrière le Général, à coté de Juin, Koenig et Laniel.
On comprend pourquoi il arrive aux Français de ne pas faire une totale confiance aux journalistes.

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