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Ils faisaient leur travail

Comme il fallait s’y attendre, la libération des deux journalistes détenus en otages pendant dix-huit mois en Afghanistan a rouvert l’éternel débat : mais que faisaient-ils dans cette zone réputée dangereuse ? Mais qu’a-t-on donné pour obtenir leur libération ?
Ces deux journalistes faisaient simplement leur travail qui consiste toujours à aller sur place pour pouvoir « témoigner ». C’est la mission des journalistes. On ne peut pas à la fois se plaindre de n’avoir comme informations que des communiqués officiels des ministères et reprocher à des journalistes de tenter de voir, de leurs yeux, la réalité des choses.
Certes, les vallées afghanes sont dangereuses, ce sont des zones de guerre. Des centaines de soldats américaines et des dizaines de soldats français y ont trouvé la mort. Mais c’est bien pour cela qu’il faut que l’opinion publique soit au courant de ce qui s’y passe réellement.
Cela fait des années qu’on nous raconte que la situation « se normalise » en Afghanistan, que l’armée afghane « prend le contrôle » du pays, que les Talibans ne sont plus qu’« une poignée ». Or, il est évident que les dits-Talibans sont, de nouveau, maitres de la plupart des régions, que les attentats ont repris de plus belle au cœur même de Kaboul et que la présence des troupes occidentales leur a permis de jouer sur le réflexe nationaliste et de recruter de nouvelles troupes.
On nous affirme, à Washington et à Paris, que les troupes américaines et françaises vont plier bagages parce que leur mission est plus ou moins terminée et que tout va pour le mieux dans le meilleur des Afghanistan possibles. C’est totalement faux. Nous décampons parce que nous avons, enfin, compris que nous nous étions, il y a plus de dix ans, lancés dans une guerre perdue d’avance, ce que les Américains appellent « un nouveau Vietnam ».
Reprocher à des reporters « de guerre » d’aller dans des régions à risques pour pouvoir dire la vérité est évidemment absurde.
On pourrait, d’ailleurs, reprocher aussi aux techniciens d’Areva de s’être trouvés sur le site d’uranium d’Arlit, au Niger, alors que tout le monde sait parfaitement que les rebelles de l’Aqmi circulent dans cette région en toute impunité, ou aux membres d’une association humanitaire lyonnaise d’avoir été faire de l’action sociale au Yémen, alors que ce pays est de notoriété publique dangereux, avec ses tribus en perpétuelle insurrection et ses bandes de pillards.
Il est un peu facile, quand survient « un pépin », de s’écrier « mais qu’allaient-ils donc faire dans cette galère ? » Déserter toutes ces régions dangereuses, sous prétexte qu’il y aurait des risques, serait évidemment capituler devant les terroristes.
Alain Juppé a affirmé que la France n’avait pas « payé » pour obtenir la libération des deux journalistes. Il ne pouvait, bien sûr, pas dire le contraire et personne n’a été dupe. Il a d’ailleurs reconnu qu’il y avait eu des (longues) négociations, ce qui veut bien dire qu’il y a eu « échanges ». Contre quoi ? Contre la libération de prisonniers talibans que le gouvernement afghan aurait fini par accepter, contre du matériel militaire, contre de l’argent ? On ne le saura jamais. Jadis, le roi de France payait le Bey de Tunis pour récupérer les Français capturés par les Barbaresques. Rien n’a changé.
La seule question qui vaille la peine d’être posée est toujours la même : fallait-il mobiliser l’opinion publique pour obtenir cette libération ? Il est évident qu’une telle « publicité » fait toujours monter les enchères en démontrant aux terroristes le prix que nous attachons à ces otages. Et on veut croire que les autorités entreprendraient les mêmes démarches sans cette mobilisation. Mais la confraternité incite, bien sûr, la presse à une telle attitude. On ne peut guère le lui reprocher.
Il ne faudrait pas pour autant oublier les autres otages, ceux qui ne bénéficient pas de la carte de presse.

30 Juin 2011 | Comments (4)

Mais Sarkozy n’y est pour rien !

Tout le monde se réjouit, bien sûr, de la libération des deux journalistes français qui étaient détenus en otages en Afghanistan depuis dix-huit mois. C’est une très bonne nouvelle et, au milieu de la guerre qui s’éternise en Libye, de la crise grecque qui risque de dégénérer et du chômage qui se met à remonter, ça fait plaisir. Nous n’avons pas tellement de bonnes nouvelles à nous mettre sous la dent, en ce moment.
Mais attention, il ne faudrait pas que les courtisans de l’Elysée continuent, comme ils le font depuis le début de l’après-midi, à nous raconter que « c’est une belle victoire pour Nicolas Sarkozy ».
Le président de la République n’y est strictement pour rien. Ce sont nos services secrets et nos diplomates qui ont réussi à obtenir cette libération. François Fillon a eu parfaitement raison de leur rendre hommage, à l’Assemblée. Ils sont, les uns et les autres, des fonctionnaires, souvent de grande qualité, qui font leur travail dans des conditions parfois très difficiles et, heureusement, quel que soit le chef de l’Etat.
Tout à l’heure, une journaliste sur LCI a froidement déclaré : « Après celle d’Ingrid Betancourt et celle des infirmières bulgares, Nicolas Sarkozy vient d’obtenir la libération de nos deux confrères » On croit rêver. Ingrid Betancourt a été libérée par une opération des commandos colombiens et les infirmières bulgares l’ont été grâce à une longue négociation menée par la commission européenne avec la Libye. Même s’il a remis la Légion d’Honneur à Ingrid Betancourt après sa libération, Sarkozy n’avait joué strictement aucun rôle dans sa libération, et même s’il a envoyé son épouse d’alors faire de la figuration à Tripoli ce n’est pas la France qui a fait céder le dictateur libyen mais Bruxelles. Il est vrai qu’après coup, Nicolas Sarkozy a cru devoir se ridiculiser et nous déshonorer en recevant Khadafy avec tous les honneurs à Paris pour le remercier.
On dira que l’annonce par Paris du retrait des troupes françaises d’Afghanistan a sans doute facilité la libération des deux journalistes. C’est vraisemblable. Mais on a bien l’impression que Sarkozy a pris cette décision (qui s’imposait depuis très longtemps) davantage pour suivre, le doigt sur la couture du pantalon, Obama que pour faire libérer nos deux compatriotes.
On pourrait d’ailleurs dire la même chose à propos de la nomination de Christine Lagarde à la direction générale du FMI. Quoi qu’on nous raconte depuis 24 heures sur toutes les chaînes de télévision, Sarkozy n’y est pour rien. C’est Christine Lagarde, et elle seule, qui a su mener une brillante campagne personnelle à travers la planète et se faire élire par le conseil d’administration du FMI à Washington.
Il est d’ailleurs curieux que les amis du président ne nous aient pas aussi raconté aujourd’hui que c’était grâce à la clairvoyance internationale de Sarkozy que Jo-Wilfried Tsonga avait réussi à battre en quart de finale à Wimbledon le redoutable Roger Federer.
Non, le seul et unique exploit sarkozien de la journée reste son remaniement ministériel. Mais il est vraisemblable que les Français vont rester de marbre que apprenant que Baroin devient ministre des Finances, Pécresse, ministre du Budget et que Wauquiez passe à l’Enseignement supérieur. C’est l’éternel jeu des chaises musicales qui nous rappelle que « n’importe qui peut faire n’importe quoi », ce que nous savions depuis belle lurette.
L’entrée au gouvernement de Léonetti aux Affaires européennes, de Sauvaget à la Fonction publique et de Laffineur aux Anciens combattants ne pas va non plus soulever l’enthousiasme des foules.
Mais il n’est pas impossible que les Français éclatent de rire en apprenant que le célèbre (et sympathique) judoka David Douillet devient… secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères. Il est vrai chargé des Français de l’Etranger. Sarkozy a donc oublié que ces Français de l’Etranger avaient le droit de vote. Or, il y a peu de chances qu’ils apprécient cette nomination-gadget.

29 Juin 2011 | Comments (6)

Le retour des apparatchiks

Pendant quelques mois, nous nous étions habitués, de gré ou de force, à avoir Dominique Strauss-Kahn comme prochain président de la République. On nous répétait qu’après dix-sept ans de présidence de droite et un quinquennat particulièrement raté, la gauche ne pouvait que s’emparer de l’Elysée. DSK dont nous ne connaissions pas tous les penchants semblait acceptable. On le disait modéré, grand économiste et son séjour à la tête du FMI lui avait donné une envergure que personne ne paraissait contester.
Il lui avait surtout offert un avantage considérable. Il n’était plus un simple politicien magouillant des alliances, fomentant des opérations contre ses rivaux, baignant dans le marécage des tripatouillages politiques. On va le regretter.
Aujourd’hui, le PS nous présente trois énarques, Hollande, Martine Aubry et Ségolène Royal qui sont, tous les trois, des caricatures d’apparatchiks. Deux d’entre eux, les favoris du jour, ont même passé des années à la tête du PS, c’est-à-dire à gérer tant bien que mal des égos, des clans, des haines, dans l’atmosphère feutrée de la rue Solferino.
Est-ce vraiment de cela dont la France a besoin pour se débattre au milieu de la mondialisation et faire face à tous les défis de ce début de siècle ?
Les Français ont pris les énarques « en grippe » et méprisent les partis politiques qui continuent à élaborer des programmes fumeux et démagogiques dont tout le monde sait qu’ils ne seront jamais appliqués.
Depuis des années, on nous parle du fossé qui sépare nos professionnels de la politique et « le peuple », fossé qui va en s’élargissant comme le démontrent, d’élection en élection, un abstentionnisme et un vote pour les extrêmes de plus en plus importants.
Comment les Français pourraient-ils s’enthousiasmer pour des candidats qu’ils voient depuis des décennies tourner en rond et nager entre deux eaux dans l’aquarium de la faune politique ?
Certes, tous nos anciens présidents étaient issus de leur famille politique. Mais ils avaient su acquérir une envergure, une expérience en dehors de l’atmosphère plus ou moins fétide des secrétariats généraux, des conventions, des congrès, des réunions de cellules de leur parti.
Les Français ont aujourd’hui besoin d’air frais, d’un grand changement et de responsables sachant d’expérience se coltiner avec les réalités du monde qui n’ont rien à voir avec les querelles internes des partis politiques. Ils ne veulent plus avoir affaire ni aux technocrates qui se sont toujours trompés ni aux apparatchiks qui les ont toujours trompés.
Mais avons-nous en réserve un tel candidat ?

29 Juin 2011 | Comments (13)

Christine Boutin est-elle ridicule ?

Christine Boutin vient d’annoncer sa candidature pour les présidentielles. Ce sera sa deuxième course à l’Elysée. Mitterrand et Chirac n’ont été élus qu’à leur troisième tentative. Elle a donc encore le temps. Certes, en 2002, elle n’avait obtenu que 1,19% des voix. Mais, lors de sa première candidature, en 1974, Jean-Marie Le Pen n’avait obtenu que 0,62% des voix et, en insistant un peu, il a réussi, quelques années plus tard, à être présent au second tour. D’ailleurs, certains candidats qui n’étaient pas forcément des « charlots » ont fait, eux aussi, des scores dérisoires, comme Michel Rocard, 3,61% en 1969, ou Michel Debré, 1,66% en1981. On sait surtout, depuis le 21 avril 2002, qu’il suffit de prendre 0, 68% des voix à un candidat dit « sérieux » pour l’éliminer dès le premier. Il n’avait manqué que 0.68% des voix à Jospin pour être, en finale, candidat face à Chirac.
Tout citoyen n’ayant pas été privé de ses droits civiques a parfaitement le droit d’être candidat et tous ceux qui défendent une famille politique peuvent très légitimement se présenter pour défendre leurs couleurs et d’autant plus que le parti ou le mouvement qui ne fait pas un petit tour de piste lors des présidentielles est voué désormais à disparaitre dans l’anonymat. Le système est tel aujourd’hui que la présidentielle reste la seule tribune encore offerte aux « petits » pour s’exprimer et se faire connaître. Grâce à cette candidature, le parti Chrétien-démocrate, totalement inconnu, il faut bien le reconnaître, de Christine Boutin va se retrouver, pendant quelques semaines, sous les feux de la rampe.
Cela dit, il est tout de même frappant (et révélateur) de voir le nombre de candidats qui, à droite, se préparent plus ou moins à entrer en lice. Outre Bayrou qu’on ne sait plus guère où situer, on peut déjà parler de Borloo, Villepin, Morin, Bockel, Dupont-Aignan et la liste n’est pas exhaustive.
Certes, la droite, comme la gauche, a toujours eu plusieurs candidats. Mais la prolifération d’aujourd’hui démontre très clairement que le candidat par définition « légitime », le président sortant, a perdu sa légitimité aux yeux d’une grande partie de l’électorat de droite. Les uns n’ont pas oublié sa politique d’ouverture du début du mandat quand il a cru devoir recruter les Kouchner et autres Fadela Amara, les autres ont été scandalisés par son virage « à droite toute » quand, notamment lors du discours de Grenoble, il a essayé de récupérer les électeurs d’extrême-droite qu’il avait séduits en 2007 et qui étaient bien vite repartis vers le Front National. A cela s’ajoute, bien sûr, le fait que nombreux sont les électeurs de droite qui n’ont jamais pu s’habituer à son « style » très personnel et que plus nombreux encore sont ceux qui lui reprochent toutes ses promesses non tenues.
Curieusement, à dix mois des élections, droite et gauche se retrouvent orphelines. La gauche a perdu, dans des circonstances invraisemblables, son candidat, Strauss-Kahn, qui semblait déjà lui assurer une victoire triomphale, et se cherche le meilleur des pis-aller présentables. La droite a perdu le sien, englouti au fin fond des pires sondages, et se cherche un homme recours, voire un homme providentiel.
Si tous ces prétendants de droite partent à la bataille en ordre dispersé, la victoire du pis-aller de gauche ne fait aucun doute. Vont-ils, au cours de cet été qui commence, réussir à faire taire leur égo, et à réussir à se partager équitablement les dépouilles d’une droite qui agonise à terre ? Vont-ils réussir à s’unir sous la bannière du « Tous contre Sarkozy » ou vont-ils se contenter du « Plutôt Hollande (ou Martine Aubry) que Sarkozy » ? Toute la question est là.

23 Juin 2011 | Comments (10)

Faut-il rouvrir les maisons de correction ?

Nos responsables politiques semblent découvrir aujourd’hui –à moins d’un an des présidentielles- que les sales gosses, les sauvageons, les loubards, les voyous, la racaille posent un problème. D’après des chiffres plus ou moins officiels, il y aurait en France 8.000 jeunes de 16 à 18 ans qui seraient entre la délinquance et la criminalité et dont on ne sait pas quoi faire puisqu’aux yeux de la loi ils sont considérés comme des… enfants.
Première question : à quel âge devient-on un adulte, c’est-à-dire un individu pleinement responsable de ses actes devant les tribunaux ? Il y a plus de 35 ans, conscient de l’évolution des choses, Giscard avait abaissé l’âge de la majorité légale de 21 à 18 ans. Il n’était pas absurde de donner le droit de vote à un jeune entré en faculté ou dans la vie active.
Mais notre société a fait des « progrès » depuis. Les pages des faits divers se sont remplies de vols, d’agressions, de viols et même de meurtres commis par des « gamins ». Ne faudrait-il pas alors abaisser l’âge de la majorité pénale de 18 à 16 ans ? Evidemment. Le « gosse » de 17 ans qui braque une vieille dame, trafique de la drogue ou tue un passant n’est plus un enfant. Et en tous les cas pas un enfant de chœur. Il n’a plus sa place devant un tribunal pour mineurs.
Deuxième question : que faut-il en faire ? Tous les experts sont d’accord pour affirmer que la prison n’est pas la bonne solution. Elle serait « criminogène ». Il est évident qu’un jeune délinquant ayant partagé pendant quelques mois sa cellule avec des truands chevronnés a peu de chances de trouver le droit chemin à sa sortie de prison.
Certains proposent alors des centres spécialisés avec même, comme Ségolène Royal, un encadrement militaire. L’armée a-t-elle pour vocation la réinsertion des délinquants et nos officiers ont-ils été préparés pour être des matons ? Non, bien sûr. Biribi n’est plus à l’ordre du jour.
Il faut rester simple. Comme tout travail mérite salaire, toute faute mérite sanction. Le châtiment est la meilleure réponse au délit et au crime. Ne serait-ce que parce que sa menace est (relativement) dissuasive. Qu’on ne nous raconte pas n’importe quoi, la crainte d’aller passer quelques mois derrière des barreaux est sûrement plus efficace que la perspective d’aller, éventuellement, dans un centre aéré, entouré de psychologues attentifs et d’éducateurs prévenants, plus pou moins spécialisés.
Si l’on veut éviter la promiscuité criminogène, il suffit de créer des prisons pour jeunes délinquants. Ca s’appelait les maisons de correction. Ce n’était pas réjouissant, ça créait évidemment des fortes têtes rebelles à la société mais qui peut imaginer que les centres aérés vont transformer nos voyous délinquants en charmantes petites têtes blondes ?
Naturellement, avant de parler de répression il faut toujours parler de prévention. C’est évidemment la société, le chômage, l’école, l’immigration mal gérée, les cités de non-droit, l’absence d’avenir offert aux jeunes qui sont les premiers responsables de l’explosion de la délinquance et de la criminalité notamment dans cette tranche d’âge.
Mais avant de transformer tout cela –on peut rêver- il faudrait tout de même reconnaître qu’il y a, malheureusement, des jeunes, et des moins jeunes, qui préféreront toujours s’attaquer à une banque plutôt que d’aller pointer aux allocations chômage. Une société, toute angélique qu’elle soit, doit, d’abord, se défendre et mettre hors d’état de nuire certains individus avant de se préoccuper de leurs antécédents et de leur mal de vivre.
Oui, il faut abaisser l’âge de la majorité pénale, oui il faut adapter nos prisons à cette nouvelle « clientèle ».
Mais, comme le mariage des homosexuels ou la libéralisation du cannabis, il n’est sûrement pas souhaitable de n’aborder ce sujet qu’en période préélectorale. Or, on a, hélas, l’impression que cette campagne qui commence va se placer sous le thème des peurs. Il n’y a rien de pire.

21 Juin 2011 | Comments (8)

Les homosexuels et le cannabis

Après quelques jours de vacances loin des rumeurs de Paris, on revient, on feuillette les journaux amassés et on s’aperçoit que rien n’a changé. Nos avions continuent à pilonner la Libye et se trompent de cibles, nos soldats continuent à se faire tuer en Afghanistan, la Grèce continue à affoler les marchés, Sarkozy continue à perdre des points dans les sondages (jusqu’où pourra-t-il descendre ?), les candidats du PS et des écologistes continuent à s’étriper avant leurs primaires…
La petite nouveauté c’est qu’on nous dit maintenant, le plus sérieusement du monde, que le problème du mariage des homosexuels et celui de la dépénalisation du cannabis vont être « au centre de la campagne présidentielle », sous prétexte qu’ils ont été évoqués dans les couloirs de l’Assemblée.
Six mois avant toutes les élections, on nous a toujours ressorti ce genre de débats. Faut-il donner le droit de vote aux étrangers non communautaires ? Faut-il rouvrir les maisons closes ? Faut-il autoriser l’euthanasie ? etc.
Certes, ce sont là des questions dites « de société » mais à qui fera-t-on croire que les Français, angoissés par le chômage et la dégringolade de leurs revenus, se les posent chaque matin et qu’ils vont voter, en avril prochain, en tenant compte des réponses que les candidats apporteront à ces interrogations? En fait, le mariage des homosexuels et la consommation du cannabis ne sont pas les questions du jour.
Le mariage est de plus en plus abandonné par les couples hétérosexuels et il n’y a plus guère que les homosexuels à y voir la concrétisation d’un grand amour. Le cannabis est, selon tous les experts, la porte ouverte aux drogues les plus dangereuses. Mais on nous dit que 4 millions de Français en utilisent et que tous les efforts pour en limiter la consommation n’ont servi à rien.
Selon la fameuse formule : « quand les bornes sont dépassées, il n’y a plus de limites ». Avec l’Europe, nous n’avons plus de frontières, plus de monnaie nationale, plus de justice nationale puisque les tribunaux européens l’emportent, plus même de pouvoir législatif puisque les textes communautaires ont aussi le dernier mot. Autant dire que nous sommes emportés, non plus seulement par la « pensée unique » que nous imposent nos pseudo intellectuels mais par la mode internationale. On nous dit d’ ailleurs (ce qui n’est pas vrai) que tous les pays ont désormais adopté le mariage homosexuels et libéralisé le cannabis. Nous n’aurions donc plus qu’à en faire autant.
Certains, courant à la recherche des voix qui leur manquent, se sont d’ailleurs, à la surprise générale, découvert soudainement adeptes de ce mariage homosexuel et de cette libéralisation du cannabis. A commencer par Dominique de Villepin qu’on n’attendait pas ici, il faut bien le dire.
Mais attention. Chaque fois qu’on a brandi ces chiffons rouges pour amuser la galerie qui regardait ailleurs c’est le Front National qui a ramassé la mise. Souvenons-nous du vote des étrangers évoqué par Mitterrand à la veille des législatives de 1986. 35 élus FN derrière Le Pen.
Même si désormais « tout le monde se fout de tout », il y a encore des électeurs attachés à quelques vieux principes. On peut les traiter de passéistes, de « réac », voire de « faschos », ils ont toujours le droit de vote. Pourquoi diable les provoquer alors que seuls comptent aujourd’hui les problèmes de l’emploi, de la dette, des services publics, de l’école, de la santé, de la dégradation de l’image de la France, de la crise de conscience des Français qui ne savent plus ce que c’est que d’être français ?
Mais il est sûrement plus facile de parler du mariage gay et de la « fumette » que du chômage et de la désindustrialisation de la France.

20 Juin 2011 | Comments (11)

Plutôt Hollande que Sarkozy ?

Toute la presse et tout le milieu politique ont passé ce week-end de la Pentecôte à écouter, réécouter, décortiquer, analyser et commenter la petite phrase murmurée par Chirac affirmant que, Juppé n’étant pas candidat, il voterait Hollande aux prochaines présidentielles. Et le communiqué publié par Claude Chirac, sans doute à la demande de l’Elysée, prétendant qu’il s’agissait d’une plaisanterie typiquement corrézienne n’a, évidemment, convaincu personne.
On nous raconte maintenant que Chirac est très fatigué et qu’il raconte n’importe quoi. Il est vrai qu’il suffit de le rencontrer pour s’apercevoir qu’il traine la jambe, qu’il n’entend plus toujours ce qu’on lui dit et qu’il lui arrive de ne pas reconnaître certaines de ses relations. Il souffre visiblement des séquelles de son « petit pépin de santé » et son état général s’aggrave plutôt.
Mais qu’on ne s’y trompe pas. Il n’est pas totalement gâteux. On pourrait même croire qu’il se sert de son allure de vieux monsieur tremblotant pour se lâcher et plus encore pour lâcher ce qu’il a sur le cœur.
Cela fait des années que Chirac déteste souverainement Sarkozy. Au moins depuis 1993-1994 quand celui qu’il a toujours appelé « le nabot » l’a trahi en rejoignant un autre traître, celui que Mitterrand appelait « l’égorgeur ottoman », Balladur.
Au cours de son second mandat à l’Elysée, Chirac n’a jamais voulu donner Matignon à Sarkozy, alors que certains le lui conseillaient, à commencer par Villepin. Chirac a même tout fait, en vain, pour empêcher Sarkozy de s’emparer du RPR et de l’UMP.
Vieille haine ? Sans doute. Mais il y a beaucoup plus.
Pour Chirac, Sarkozy n’est qu’un petit arriviste prêt à toutes les trahisons, toutes les compromissions, toutes les concessions pour arriver à ses fins. Chirac, plus « rad.-soc. » que gaulliste, n’a jamais pardonné à Sarkozy sa danse des voiles devant les électeurs du Front National, le Karcher, la racaille, le discours de Grenoble. Chirac a toujours été intransigeant avec certains grands principes de la République et les dérapages de son successeur sur la discrimination positive ou la laïcité du même nom l’ont toujours scandalisé.
En faisant croire qu’il votera Hollande, Chirac voulait surtout dire qu’il ne voterait jamais pour Sarkozy. C’est l’éternel TSS, Tout Sauf Sarkozy, n’importe qui plutôt que Sarkozy. Parce qu’à ses yeux « le nabot » n’a ni l’envergure, ni les compétences, ni le caractère pour être chef d’Etat. Ni même la dignité.
Ce qui est grave pour Sarkozy c’est qu’aujourd’hui Chirac est l’homme politique le plus populaire de France parce qu’il incarne une France profonde où se mélangent la nostalgie de la grandeur gaullienne, l’équilibre des centristes, un arrière-goût de travaillisme à la française.
Il n’est plus seulement l’homme à la rancune tenace, il devient, d’une phrase, le porte-parole des déçus de droite qui rejettent un président sortant et candidat dont le quinquennat n’aura été qu’une suite d’échecs (sur l’emploi, les revenus, les déficits, l’école, la santé, etc.) et qui, plus grave encore, aura, à coups de provocations et d’initiatives malheureuses, brisé le peu de cohésion qui restait dans le pays (riches contre pauvres, fonctionnaires contre salariés du privé, Français « de souche » contre immigrés, etc.).
Ce qui est plus étonnant c’est que Chirac semble ignorer que Villepin sera candidat. On peut imaginer que, quand il l’apprendra, il préférera voter pour son ancien premier ministre plutôt que pour le candidat des socialistes.

13 Juin 2011 | Comments (10)

Les douaniers ne trichent pas sur les chiffres

Aujourd’hui, tout notre personnel politique débat pour savoir s’il faut faire entrer les oeuvres d’art dans le calcul de l’Impôt sur la fortune et pour savoir s’il faut faire (un peu) travailler les chômeurs qui bénéficient d’allocations. Ces deux débats sont totalement « bidon ». Juste faits pour amuser la galerie, nous en l’occurrence.
Tout le monde sait parfaitement que les œuvres d’art en question n’entreront jamais dans le calcul de l’ISF. Ce sont d’ailleurs les socialistes eux-mêmes qui les ont exclus de l’ISF. Non pas, comme on l’a souvent affirmé, à la demande de Laurent Fabius, fils d’un grand antiquaire, mais à la demande de Roland Dumas, avocat de nombreuses personnalités du monde des collectionneurs et parfaitement conscient qu’une telle décision porterait un coup de grâce au marché de l’art parisien qui avait déjà perdu sa place dominante.
Tout le monde sait aussi que l’idée de faire travailler les chômeurs (idée évidemment séduisante à première vue) est totalement irréaliste. Comment organiser, dans chacune des 36.000 communes de France, les cinq ou six heures hebdomadaires de travail plus ou moins utile, social ou associatif pour ces centaines de milliers de chômeurs qui pourraient « bénéficier » de ce nouveau système.
Qu’on arrête de nous raconter n’importe quoi. Ce n’est pas en matraquant les quelques heureux veinards qui ont trois Picasso dans leur salon qu’on équilibrera le budget de l’Etat. Et pour lutter contre le chômage, il faut simplement créer de l’emploi, du vrai, du marchand. Toutes les combines et usines à gaz que tous nos gouvernements ont tenté de magouiller depuis des décennies, les emplois « aidés », les « contrats » de ceci ou de cela n’ont jamais servi à rien d’autre qu’à maquiller, pour un temps, des chiffres du chômage de plus en plus catastrophiques.
La nouvelle méthode qui consiste, depuis quelque temps, à dire et répéter que les quatre millions et quelques de chômeurs du pays sont tous des fainéants et qu’on va leur faire casser des cailloux sur les routes n’abusera personne et est, il faut le dire, à la limite de l’odieux.
La question n’est pas de savoir s’il faut faire payer davantage les quelques centaines de grands collectionneurs du pays (qui, pour la plupart, ont déjà un pied à l’étranger) ou s’il faut employer les chômeurs comme « nounous » dans des associations. La question, la seule, la vraie, est de savoir pourquoi notre balance commerciale est de plus en plus déficitaire.
On ne nous l’a pas fait savoir à grands renforts de publicité, mais les douanes viennent de publier les derniers chiffres. Eux, ce sont des gens sérieux. Or, tous les records sont battus. C’est catastrophique.
En avril, le déficit commercial de la France s’est élevé à 7,14 milliards d’€, contre 5,91 milliards en mars. Sur les douze derniers mois, ce déficit s’élève à 61,27 milliards, contre 51,41 milliards pour les douze mois précédents. 10 milliards de plus, d’un an sur l’autre. 20% de plus ! Encore un trou qui se creuse et se transforme en un abime, comme le trou de nos déficits publics ou celui de la sécurité sociale.
« Ils » peuvent nous raconter ce qu’ils veulent, que c’est de la faute de l’euro (trop cher et qui handicape nos exportations), du prix du baril (mais la montée de l’euro devrait faire baisser le prix du pétrole puisque nous le payons en dollars), de la mondialisation, etc. jamais aucun de nos responsables n’arrivera à nous expliquer pourquoi l’Allemagne qui, elle aussi, est dans la zone euro, qui, elle aussi, doit acheter son pétrole en dollars et qui, elle aussi, est confrontée à la concurrence des pays émergeants a, elle, une balance commerciale de plus en plus excédentaire et très largement depuis des années.
Ce n’est donc pas en faisant fuir à l’étranger nos amateurs d’art ou en envoyant nos chômeurs ratisser les squares qu’on équilibrera notre balance commerciale. Mais c’est évidemment en recherchant les raisons de ce déficit chronique et en luttant contre les « tares » qu’il révèle qu’on trouvera les moyens de remplir nos caisses et de donner un vrai travail à nos chômeurs.
Nos hommes politiques qui savent jouer sur les mots adorent jouer sur les chiffres. Les douaniers, eux, ne trichent pas avec les chiffres. Et ceux-là soulignent sans pitié tous nos malheurs.
Qu’on arrête de nous raconter n’importe quoi et, nous, ouvrons les yeux.

08 Juin 2011 | Comments (11)

Fillon accusé d’agression contre une femme

Cette fois c’est François Fillon qui est accusé d’agression contre une femme. On ne s’y attendait vraiment pas. Des rumeurs (encore des rumeurs !) laissant entendre que le premier ministre pourrait bien se présenter à Paris lors des prochaines législatives, les amis de Rachida Dati, maire du 7ème arrondissement et qui n’a jamais caché qu’elle avait l’intention de se présenter à la députation, sont montés au créneau.
Et tous les arguments sont bons. Pour les « datistes » (ou « datiens », on ne sait pas trop) en visant cette circonscription que lorgne leur amie, Fillon s’attaque à une femme et même à une Française issue de l’immigration. Cela relèverait presque du crime sexuel et de la haine raciale. En tous les cas, ils évoquent la parité et la diversité.
Ils ont totalement oublié que Rachida Dati avait, à la stupeur générale, été nommée garde des Sceaux en 2007 au nom de la « discrimination positive » et de « l’ouverture » et surtout parce que Nicolas Sarkozy, à peine élu, voulait faire « des coups ». Ils ne se souviennent pas non plus que quand Rachida Dati avait fait la preuve de son incompétence place Vendôme en se mettant à dos tout le monde judiciaire, on lui avait tout de même offert sur un plateau doré et cette mairie du 7ème et un siège au parlement européen. Deux superbes indemnités de licenciement. Du coup, ils s’imaginent que cette circonscription du cœur de la capitale –l’une des plus faciles pour la droite- appartient bel et bien à la dame.
Il faudrait tout de même faire attention. Si tout le monde est d’accord pour reconnaître qu’on ne respecte pas toujours les femmes dans le monde politique, comme ailleurs, et qu’il y a encore trop souvent une discrimination « négative » contre les immigrés et leurs descendants, il ne faudrait pas en arriver à interdire à un homme, blanc et même chrétien, de se présenter aux suffrages des électeurs.
Les arguments des amis de Rachida Dati sont totalement irrecevables. François Fillon ne serait pas un « parachuté » dans le 7ème arrondissement. Il y habite depuis 2007, Matignon étant rue de Varenne. Et Mme Dati n’est pas non plus « une enfant du Faubourg Saint-Germain ».
Certes, Fillon est un élu de la Sarthe. Mais il ne serait pas le premier homme politique à changer de circonscription. Jack Lang, fatigué de sa bonne ville de Blois, a rêvé de Paris. Philippe Seguin a abandonné Epinal pour tenter de s’emparer de la capitale. Ca ne leur a pas réuni.
Il est évident que Fillon prendrait un risque en délaissant la région de Sablé. Mais Delanoë ne se représentera pas aux prochaines municipales, la droite n’a pas de candidat sérieux et rien ne dit, pour l’instant, que Fillon soit reconduit à Matignon après 2012. On comprend donc qu’il puisse envisager de s’implanter dans la capitale. Quitte à prendre la place de celle que certains considèrent un peu comme un squatter.
La question n’est pas aujourd’hui de savoir si Fillon est le meilleur des candidats pour porter les couleurs de la droite dans la capitale. La question est de savoir si, dans notre démocratie, on ne va pas maintenant un peu trop loin dans la discrimination dite « positive » et si le fait d’être une femme, qui plus est d’origine immigrée, est une garantie contre toutes les adversités.
Il serait sans doute grand temps qu’on s’aperçoive que la discrimination, qu’elle soit « positive » ou « négative », est la pire des choses dans une société. Rachida Dati et ses amis peuvent évidemment s’opposer à la venue de François Fillon dans le 7ème arrondissement, mais il faudrait qu’ils trouvent d’autres arguments.

07 Juin 2011 | Comments (10)

Borloo + Hulot + Villepin ?

Nicolas Hulot serait prêt, éventuellement, même s’il est déjà revenu sur sa déclaration, à faire alliance avec Jean-Louis Borloo lequel ne serait pas contre l’idée d’en faire autant avec Villepin lequel se dit prêt à travailler avec tout le monde pourvu que ce soit contre Sarkozy. Voilà qui est nouveau et diablement intéressant.
Il est évident qu’à eux trois, Hulot, Borloo et Villepin, ces candidats virtuels pourraient faire des dégâts. Si on additionne les scores de chacun d’entre eux dans les sondages actuels, on s’aperçoit que ce trio ainsi réuni pourrait largement dépasser les 20% des voix au premier tour des présidentielles et donc se retrouver au second tour. On aurait un 22 avril 2012 pour le moins inattendu. Mais il faudrait, bien sûr, qu’au préalable ils se soient mis d’accord sur une candidature unique, c’est-à-dire que deux d’entre eux aient accepté de s’effacer en faveur du troisième.
Naturellement, il s’agit d’un scénario un brin farfelu. Leurs partisans respectifs n’ont d’ailleurs pas l’air emballés à l’idée de voir leurs grands hommes « travailler ensemble » puisque pour l’instant, officiellement, il ne s’agit, au mieux, de rien d’autre.
Par facilité, on les dit tous les trois « centristes ». Mais Borloo est radical, Hulot écologiste et Villepin gaulliste. C’est le lapin, la carpe et le moineau.
S’ils sont, bien sûr, prêts, comme tout le monde, à tout mettre en œuvre pour protéger la nature et sauver la planète, pour lutter contre le chômage et la précarité, pour donner leur place aux jeunes et pour réformer la France et la politique, leur grand point commun aujourd’hui reste l’antisarkozisme.
Il est d’ailleurs évident que tous les candidats à ces présidentielles de 2012 vont se servir abondamment de cet argument. Le fameux TSS, tout sauf Sarkozy, va être le slogan le plus payant de tous ceux, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche, qui affronteront le président-sortant-candidat.
Les amis de Sarkozy répètent que s’en prendre à Sarkozy n’est pas un programme. Ils oublient que l’élection présidentielle n’est rien d’autre que le choix d’un homme et que toutes les élections, même les élections municipales, se sont faites le plus souvent davantage sur le rejet d’un candidat que sur l’adhésion à un autre.
Les centristes ou du moins ceux qu’on place au centre, ont toujours représenté un électorat important. De Lecanuet à Bayrou, en passant par Poher, Barre ou Balladur, ils ont, à tous les coups, remporté au premier tour entre 15 et 18% des suffrages.
Or aujourd’hui leur « espace » s’est considérablement agrandi.
A la recherche des voix qui se sont égarées à l’extrême-droite, Sarkozy a « droitisé » sans pudeur ni modération l’UMP. Il a donc fait fuir de sa majorité tous ceux qui se sentent plus ou moins radicaux, démocrates chrétiens ou gaullistes.
Pendant quelque temps, ces braves gens, un peu orphelins, s’étaient laissé séduire par Strauss-Kahn. C’étaient eux, d’ailleurs, qui permettaient au directeur du FMI de réaliser ses scores époustouflants.
Les voilà de nouveau sans candidat. Les sondages prouvent que « le coup de théâtre de New-York » ne les a pas incités à rejoindre l’actuelle majorité présidentielle et il y a bien peu de chances qu’ils soient tentés de voter pour Martine Aubry ou pour François Hollande comme ils l’avaient été pour DSK.
La place est libre donc comme elle ne l’a jamais été pour un candidat du fameux ni-ni, ni Sarkozy, ni le PS.
Au-delà des arrangements de programmes qu’on peut toujours bricoler, le tout est de savoir si ces trois hommes (auxquels on pourrait presque ajouter Bayrou) vont pouvoir s’entendre sur la répartition des rôles. Moi président, toi premier ministre et lui ministre de l’écologie ! Et pourquoi pas moi président ?
Ce trio qui pourrait devenir infernal a tout l’été pour se mettre d’accord car, à la rentrée, il faudra que tout le monde soit sur la ligne de départ. L’idée de ce « troisième larron » qui mettrait tout le monde d’accord est évidemment séduisante mais personne n’y croit vraiment.

05 Juin 2011 | Comments (4)

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