En Iran, une femme qui a commis le « crime » de l’adultère doit être, selon la loi, condamnée à la lapidation à mort. L’Occident alors s’indigne, s’insurge, se mobilise et hurle à la barbarie.
En France, un homme qui a commis le « crime » d’énoncer quelques vérités qui ne sont pas conformes au « politiquement correct » doit être, selon la loi, condamné à la lapidation morale. Et là, personne ne s’indigne, ni ne s’insurge.
Certains diront qu’il est beaucoup plus grave de faire remarquer que les immigrés sont surreprésentés dans nos prisons que de tromper son mari et que la lapidation morale est moins douloureuse que la lapidation à mort.
D’autres -dont nous nous flattons de faire partie- s’étonneront que dans « le pays de toutes les libertés », des Droits de l’Homme et de Voltaire, il y ait des lois pour punir ceux qui ont osé sortir un instant des « sentiers de la pensée unique ».
Ils rappelleront aussi que le préambule de la Constitution de 1958 se réfère à la déclaration des Droits de l’Homme laquelle, dans son article 11, affirme : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi »
Aujourd’hui, s’ouvre à Paris devant la 17ème chambre du tribunal correctionnel, le procès intenté contre Eric Zemmour par un certain nombre d’organisations (SOS Racisme, le MRAP, la Licra, l’Union des étudiants juifs de France) qui le poursuivent pour « diffamation » et « discrimination raciale ». Le procès va durer trois jours. Qu’on ne nous raconte plus que la justice française est débordée !
Que reproche-t-on à Zemmour ? D’avoir, le 6 mars dernier, déclaré au cours de l’émission de Thierry Ardisson « Salut les terriens » sur Canal + « Les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes. C’est un fait ».
Première chose : Zemmour n’a pas dit que les Noirs et les Arabes étaient, pour la plupart, des trafiquants, ce qui, en effet, aurait pu être considéré comme un propos raciste. Il a dit le contraire. Que les trafiquants étaient, pour la plupart, des Noirs et des Arabes. Nuance !
Deuxième chose : il est de notoriété publique que les Noirs et les Arabes sont, en effet, plus souvent contrôlés par la police que les Français visiblement « de souche », notamment dans les cités de non-droit, C’est ce que les policiers eux-mêmes appellent d’une manière, il faut bien le dire, scandaleuse « le délit de sale gueule » et c’est ce qui explique la véritable guerre larvée entre les jeunes de ces cités et les forces de l’ordre.
Troisième chose : il est aussi de notoriété publique que, dans nos prisons, la proportion des immigrés et des Français issus de l’immigration est infiniment supérieure à la proportion qu’ils représentent dans le pays. Certes, il est officiellement interdit d’établir des statistiques ethniques de notre population carcérale mais tous les spécialistes de la délinquance, de la criminalité, des prisons et de la réinsertion sont unanimes pour reconnaître cette surreprésentation.
Cela dit, deux questions se posent.
D’abord, est-ce faire preuve de racisme que de constater qu’il y a cette surreprésentation de Noirs et d’Arabes dans nos prisons ? Evidemment non. Personne ne contestera que les pauvres, les exclus, les chômeurs, les sans domicile fixe, ceux qui ont faim et froid basculent plus souvent dans la délinquance que les grands bourgeois repus. On peut le comprendre si ce n’est l’excuser. Il est donc parfaitement normal que les immigrés qui sont aussi surreprésentés parmi les chômeurs, les pauvres, les exclus soient plus nombreux que les autres derrière nos barreaux.
Dire qu’il y a beaucoup d’immigrés dans nos prisons ce n’est pas stigmatiser les Noirs et les Arabes en laissant croire qu’il y aurait on ne sait trop quelle prédisposition raciale à la délinquance. C’est au contraire dénoncer les erreurs de notre politique d’immigration qui n’a pas su accueillir, former, loger, donner un emploi à cette population.
Dernière question, plus fondamentale encore : les citoyens ont-ils le droit de dire ce qu’ils pensent en France ? La réponse est, évidemment, non. Un certain nombre d’organisations à la mode ont réussi à imposer dans nos lois des textes qui bâillonnent la liberté d’expression. C’est aussi stupéfiant que scandaleux.
« Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire » affirment les imbéciles et les dictateurs.
Hélas, une fois de plus, c’est Guy Béart qui a raison : Zemmour « doit être exécuté, il a dit la vérité ».
Une démocratie qui bafoue ses principes les plus sacrés –et la liberté d’expression en est un- prouve qu’elle est malade.

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