Il devient fou ! Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, fils d’un immigré hongrois et mari d’une immigrée italienne naturalisée il y a deux ans, considère que les Français « de fraîche date » ne sont pas des Français comme les autres. Un comble !

En visite aujourd’hui à Grenoble pour y installer le nouveau préfet de l’Isère (encore un policier, à croire que le président de la République veut vraiment faire de son régime un « régime policier » et qu’il confond désormais « préfecture » et « préfecture de police ») Nicolas Sarkozy a déclaré textuellement : « Nous allons retirer la nationalité française à toute personne d’origine étrangère qui aura volontairement porté atteinte à la vie d’un policier, d’un gendarme ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique » Et d’ajouter : « Je prends mes responsabilités ».

Ce n’est pas la première fois que Sarkozy évoque cette idée. Mais, cette fois, il persiste et signe. C’est totalement irresponsable.
D’abord, pourquoi épargner les assassins d’enfants, de vieilles dames ou les tueurs en série ? Ce n’est pas « bien » de tuer un policier mais ce n’est pas mieux de massacrer des gosses, des vieillards et d’être multirécidiviste.

Ensuite, pourquoi ne pas déchoir aussi de leur nationalité française tout français « de souche » ayant tué volontairement un policier ? Le crime étant le même, le châtiment devrait être le même.
Mais là n’est pas le problème.

Le problème de Sarkozy de Nagy-Bocsa est son rapport avec la nationalité française. On l’avait bien vu lorsqu’il avait lancé, avec son complice Besson, l’idiote opération « Nationalité française », comme s’il ne savait pas lui-même ce que c’était que d’être français et qu’il lui fallait organiser ainsi une enquête à travers le pays pour le découvrir.
Il nous dit aujourd’hui qu’« il faut être digne d’être français pour être français ». C’est absurde. Combien de Français « de souche » sont-ils vraiment « dignes d’être français » ?

Etre français ce n’est pas une dignité. C’est sans doute une chance, peut-être un hasard, en tous les cas un état civil.
En voulant retirer la nationalité française à certains, même s’il s’agit de criminels, Sarkozy modifie radicalement le principe même de la naturalisation en faisant de ces Français « d’origine étrangère » des Français « à l’essai », en CDD, pouvant perdre cette nationalité. Comment imaginer alors leur intégration, leur assimilation puisqu’il leur « suffira » de tuer un policier pour ne plus être français.

On ne joue pas avec le principe de la nationalité. Pétain (qui lui aussi avait remplacé les préfets par des policiers et s’en était pris aux Gens du voyage) l’avait fait, il n’a pas laissé une bonne image.

Sarkozy est depuis huit ans « l’homme de la sécurité » puisqu’il s’est fait connaître et a conquis son électorat en tant que ministre de l’Intérieur. Aujourd’hui, il est bien obligé de reconnaître son échec devant la recrudescence des crimes et des délits. Alors pour préparer 2012, il force le trait. Sus aux jeunes des banlieues ! Sus aux Gens du voyage ! Sus aux étrangers ! A quand les Juifs, les Francs-maçons, les homosexuels ?

On veut espérer que cette dérive scandaleuse ne lui permettra pas de regagner quelques points dans les sondages.

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