Le racisme est évidement odieux mais l’anti-racisme peut devenir ridicule.

Un jeune athlète français, Christophe Lemaître, vient d’entrer dans le club très fermé des champions qui ont réussi à parcourir le 100 mètres en moins de 10 secondes. Bravo ! Tout le monde l’a félicité et certains ont alors remarqué qu’il était « le premier blanc » à réussir un tel exploit. Ce qui est parfaitement exact.

Aussitôt, les professionnels de l’anti-racisme ont poussé les hauts cris et se sont indignés. Comment oser remarquer la couleur de la peau de Lemaître ? Ce qui est remarquable, s’écrient-ils, c’est sa performance, pas le fait qu’il soit blanc. Racisme ! Racisme !

On veut croire que ceux qui avaient souligné que Lemaître était blanc n’avaient pas l’intention de jeter l’anathème sur les blancs qui n’avaient jusqu’à présent pas été capables d’aller aussi vite. Ni d’ailleurs sur les quelques noirs qui avaient réussi l’exploit.

Il n’y avait évidemment aucun racisme dans cette constatation. Lemaître avait parcouru le 100 mètres en 9,98 secondes, il était blanc et il était le premier blanc à descendre sous la barre des 10 secondes. C’était peut-être anecdotique mais cela valait tout de même la peine d’être souligné. Et cela ne risquait en rien de « provoquer la haine raciale ».

Quand Barack Obama a été élu président des Etats-Unis, le monde entier a souligné qu’il était « le premier noir » à entrer à la Maison Blanche. Les professionnels de l’anti-racisme n’ont rien dit alors que, si l’on en croit leur attitude dans « l’affaire Lemaître », on aurait du se contenter de dire qu’un jeune démocrate plein de talent l’avait emporté.

A force de faire du zèle et de déraper, les anti-racistes vont finir par se discréditer ce qui serait bien dommage. On devrait pouvoir remarquer la couleur d’un homme sans se faire aussitôt taxer de racisme.

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