Cà y est on a compris ! Cela faisait des années qu’en observant cet étrange animal politique qui s’appelle Nicolas Sarkozy, on se posait des questions restées jusqu’à présent sans réponses. On se demandait d’où pouvaient bien lui venir cette soif inassouvie de pouvoir, de revanche sur les autres, sur la vie, sur le monde, cette méchanceté qui le poussait à piétiner son entourage et à mépriser l’univers tout entier qu’il voulait accrocher à des crocs de boucher, ce goût immodéré pour le fric, le tape à l’œil et les femmes un peu sulfureuses, cette instabilité permanente.

Eh bien maintenant on sait. Nicolas Sarkozy déteste son père et on devine pourquoi.
Tous les psychanalystes vous le diront. Cette haine pour le père et cette souffrance poussent à toutes les dérives, à tous les dérèglements.

Pal Sarkozy, le père, a fait surface cette semaine. On l’a vu et revu sur tous les plateaux de télévision. Comme le moindre figurant du show busines, il faisait la promotion à la fois de son autobiographie que vient de publier un éditeur qui n’est pas l’honneur de sa profession et d’une exposition de ses tableaux (des « merdes » absolues) que quelques courtisans –à commencer par Pierre Cardin- lui ont permis d’organiser… en face de l’Elysée.

Le personnage est à vomir. Vieux beau aux allures de « mac » démodé. On l’imagine, à ses débuts, en costume croisé prince de Galles avec chaussures bicolores, gigolo débarquant à Paris, avant de devenir joueur de cartes professionnel puis vendeur de produits amaigrissants frelatés. Aujourd’hui, il nous raconte qu’il n’a plus le sou et qu’il faut bien qu’il monnaye ses souvenirs de père d’un chef d’Etat pour tenter de joindre les deux bouts.

Il est ce qu’on appelle « un goujat » vieillissant, toujours amateur de plaisanteries graveleuses. Un exemple entre dix. Invité chez Philippe Bouvard, il nous a raconté longuement et sourire aux lèvres qu’il avait été « très déçu » de s’apercevoir, au cours de sa nuit de noces, que sa (première) femme, la mère du président de la République, n’était… pas vierge.
Elégant l’aristocrate magyar ! Et tout le reste était du même tonneau.

On comprend aisément que l’enfant ait dû haïr un tel père, que l’adolescent ait dû le mépriser et que l’homme ait voulu effacer le souvenir de l’image encombrante et si déplaisante de son géniteur qui, en plus, avait abandonné femme et enfants.
Ce qu’on comprend moins c’est que le bonhomme apparaisse sur tous nos écrans. On dit que Nicolas Sarkozy a pour habitude d’appeler personnellement tous les patrons de nos chaînes pour demander la tête d’un humoriste ou d’un commentateur un peu irrévérencieux. On s’étonne qu’il n’ait pas décroché son téléphone pour interdire à ses amis de faire la publicité de ce « pignouf » nauséabond. A moins que ceux-ci aient, pour une fois, décidé de faire preuve d’indépendance et de laisser ainsi se développer la pire des opérations anti-Sarkozy.

Entre Carla, sa chanteuse de femme dont le passé pour le moins mouvementé peut inspirer toutes les rumeurs, son fils Jean aux ambitions démesurées et dévastatrices et maintenant son père Pal, le président n’a vraiment pas de chance avec sa famille.
Il va finir par être presque attendrissant…

Mots-clefs :