« C’est une occasion qui ne se refuse pas ». Voilà tout ce que la « Première dame de France » a trouvé pour expliquer pourquoi elle allait, très prochainement, jouer les starlettes dans un film de Woody Allen.

Mme Carla Bruni-Sarkozy ne refuse jamais les « occasions » qui se présentent. Elle ne sait pas dire « non ». D’ailleurs, un soir, au cours d’un dîner faussement mondain, un type lui a proposé de l’épouser et elle n’a, là encore, là déjà, pas su « refuser l’occasion ». Du coup, le top modèle qui poussait la chansonnette est devenu l’épouse d’un chef d’Etat. Cà ne se refuse pas, en effet. Cà ne s’invente pas non plus !
Ici, pareil ! Woody Allen, sans doute pour rigoler, lui a proposé un petit rôle et elle n’a pas su dire « non ». Ne sentant pas l’incongruité de la proposition, elle a même sauté sur l’occasion.

Woody Allen est, évidemment un génie, non seulement de la clarinette mais aussi du cinéma. Il a réalisé quelques petits chefs-d’œuvre d’intelligence en faisant entrer, par la grande porte, dans le 7ème art le fameux « humour juif new-yorkais ».

L’un de ses jeux préférés est de ridiculiser les petites bourgeoises « friquées » qui se prennent pour des intellectuelles et sont en analyse chez leur psychanalyste. On comprend donc qu’il ait été séduit par la femme du président de la République. Et on lui fait confiance, il va lui créer un rôle sur mesure.

On peut presque l’imaginer, ce rôle. La fille milliardaire et « gaucho », aux amants innombrables et sulfureux, à la recherche de son père biologique et qui a fini par se caser, par goût de la provocation, avec un type de droite qu’elle vomissait. Un vrai personnage à la Woody Allen.

Ce qu’on comprend moins bien c’est que personne, dans l’entourage élyséen, n’ait eu le courage de dire à Mme Sarkozy que la chose était parfaitement inconcevable et qu’en se rendant ainsi elle même grotesque, elle allait, évidemment, porter un nouveau coup au prestige déjà chancelant de son mari.

On se souvient du flop retentissant du dernier disque de Mme Sarkozy pourtant accueilli avec une honteuse flagornerie par la presse bienveillante qui s’était extasiée devant ses minauderies vocales susurrées. On avait espéré qu’il s’agissait là des adieux de la dame au monde du show-business.

Mais, ne doutant de rien, en tous les cas ni de son talent ni surtout du pouvoir que lui offre le job actuel de son mari actuel, elle se lance maintenant dans une nouvelle carrière. Après avoir maladroitement singé Barbara, la voilà qui veut singer Mia Farrow ou Diane Keaton.

On ne connaît encore ni le scénario ni le titre dans lequel elle va apparaître. La filmographie de Woody Allen permet d’imaginer que çà pourrait être quelque chose entre « Prends l’oseille et tire-toi », « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe » ou même « Escrocs, mais pas trop ».

Comment Carla Bruni qui a accepté d’avoir désormais une place de choix dans la République n’a-t-elle pas compris que ce nouveau rôle lui interdisait d’en chercher d’autres devant la caméra ?

Cela dit, ce n’est tout de même pas très gentil de la part de Woody Allen qui aime tant la France de nous faire çà…

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